Vous venez de passer dix mois en tant que premier ministre du Bénin, quel a été selon vous l’évènement marquant de votre passage à cette fonction?

A mon avis, ce qui s’est passé de plus important dans les derniers mois c’est qu’un certain nombre de rassemblements politiques se sont formés.

Les trois partis qui se sont opposés le plus souvent dans leur histoire des dix à quinze dernières années et qui à eux trois rassemblent les ¾ de élus du pays, soutenant la même candidature, sont prêts à un effort d’union nationale sur un gouvernement qui permette de trouver un élan en matière de développement.

S’il y a des réformes à faire, on pourra les faire avec une base législative large, puisque l’assemblée a encore 4 ans devant elle. Et donc maintenant on dispose d’un deuxième atout en dehors de la démocratie, c’est un certain degré de consensus et d’union nationale. Or si vous avez de la démocratie et du consensus voire de l’union nationale pour faire des réformes, ça peut donner un élan. Cette combinaison-là, on ne l’avait jamais eu au Bénin.

1 février 2016