Quels sont les points de convergence du consensus autour de votre candidature ?

Dans le projet, il y a une priorité absolue que toutes les formations qui nous soutiennent partagent et qui est : «comment donner à la génération qui monte les moyens de transformer son pays?».

Quand on demande aux populations du nord au sud, de l’est à l’ouest, «quelle est votre première préoccupation?» leur réponse c’est : «Nos enfants adultes restent chez nous alors qu’ils étaient l’espérance de toute la famille qu’ils devaient tirer grâce aux efforts de formations et aux sacrifices qui ont été consentis. Ils reviennent chez nous, et ils peuvent rester une, deux, trois années sans emploi».

Donc, la toute première chose qu’il faut donner à cette génération, c’est de l’emploi. Elle est prête et maintenant il faut la faire rentrer dans le monde du travail pour lui donner sa chance de transformer ce pays en 25 ans, car c’est ce que dure le travail d’une génération.

Cette jeunesse, elle est extrêmement créative, elle est beaucoup mieux formée que tout ce qu’on a vu dans notre histoire. On a désormais plus de formations d’excellence, chez les mathématiciens, les médecins, les agronomes. Le Bénin va réduire la pauvreté, éliminer l’extrême pauvreté, augmenter la croissance et se moderniser grâce à ces jeunes-là. Or aujourd’hui cette jeunesse est bloquée parce qu’il y a une partie importante de la génération formée qui n’accède pas au marché du travail et il faut qu’on débloque ça. Là-dessus, il y a un consensus complet et il y a une attente très forte de la population.

L’autre chose sur laquelle on est d’accord, en tout cas moi je fais partager cette idée, c’est que la croissance, même à deux chiffres ne résout ni la pauvreté, ni le chômage. On vient de connaître une croissance très forte. On entre dans la 5ème année où le pays enregistrera une croissance de plus de 5%. Le FMI dit qu’on sera à 6% cette année. 6% c’est cinq fois la croissance de l’Europe. C’est des gros chiffres, et pourtant la pauvreté stagne. Donc il faut faire non seulement une politique pour que la croissance soit le plus élevé possible, mais il faut faire une politique tout à fait spécifique de réduction de la pauvreté et il faut faire une politique tout à fait spécifique de l’emploi des jeunes.

1 février 2016